Emprunter contre ses placements sans les vendre. Le calculateur montre ta limite, ce que les intérêts coûtent, et surtout à quelle baisse de marché l'appel de marge se déclenche.
Estimation simplifiée. La limite réelle se calcule titre par titre selon l'exigence de marge de chacun, et elle est recalculée chaque jour. Outil éducatif : ce n'est ni une offre de crédit ni un conseil de placement.
Une marge de crédit sur portefeuille est un compte sur marge distinct, adossé aux placements que tu désignes en garantie. Tu obtiens des liquidités sans liquider tes positions, ce qui évite de déclencher un gain en capital imposable et laisse ton portefeuille investi.
Chez Wealthsimple, la limite grimpe jusqu'à 35 % de la valeur admissible des comptes donnés en garantie, avec un taux annoncé à partir de 3,95 % selon le statut client. Aucune enquête de crédit n'est requise, puisque ce sont tes actifs qui répondent du prêt. Les intérêts s'accumulent chaque jour et sont prélevés une fois par mois.
Les comptes enregistrés ne servent généralement pas de garantie. Un REER ou un REEE reste hors du calcul, tout comme les comptes conjoints selon les plateformes. Seuls les comptes non enregistrés alimentent la limite.
Si ta marge disponible tombe sous zéro, le courtier peut exiger un dépôt immédiat ou vendre lui-même des titres pour rétablir l'équilibre. Ces ventes forcées surviennent pendant une baisse, donc au pire moment, et elles cristallisent des pertes que tu n'aurais jamais choisi de réaliser.
La mécanique est brutalement simple. Emprunter la totalité de la limite ne laisse aucune marge d'erreur : la première baisse te met en appel. Emprunter la moitié de la limite te donne une marge d'environ 50 % avant que le problème se pose. Le calculateur ci-dessus affiche ce seuil pour ta situation.
Un détail que beaucoup ignorent : les exigences de marge de chaque titre peuvent être rehaussées sans préavis quand les conditions de marché se dégradent. Ta limite peut donc rétrécir alors que ton portefeuille n'a pas bougé d'un dollar. Le risque se matérialise précisément au moment où tout le reste va mal.
L'usage le plus solide est le financement relais de courte durée. Une mise de fonds à couvrir quelques semaines avant la vente d'une autre propriété, un impôt à payer, une occasion qui ne dure pas. Emprunter à 5 % pendant trois mois coûte bien moins cher que de vendre un placement et de payer l'impôt sur le gain.
L'usage le plus dangereux est l'inverse : emprunter pour investir davantage. Ça fonctionne tant que les marchés montent, puis ça se retourne violemment. Le taux étant variable, tu peux te retrouver à payer plus cher au moment même où ton portefeuille perd de la valeur.
Entre les deux se trouve la règle de prudence habituelle : rester bien en dessous de la limite, garder des liquidités ailleurs pour couvrir un appel, et ne jamais compter sur la vente de la garantie pour rembourser. Si tu compares avec d'autres formes de crédit, une marge hypothécaire adossée à une maison offre un taux souvent plus bas et n'a pas d'appel de marge.
Au Canada, les intérêts payés sur une somme empruntée pour gagner un revenu de placement sont généralement déductibles. La condition tient au lien direct : l'argent doit réellement servir à produire du revenu imposable, et le traçage doit tenir la route devant l'ARC.
Ce qui ne donne droit à rien : emprunter pour cotiser à un CELI, pour rénover la cuisine ou pour partir en voyage. Le revenu du CELI n'étant pas imposable, les intérêts qui s'y rattachent ne sont pas déductibles.
Mélanger dans un même compte de l'argent emprunté à des fins déductibles et non déductibles complique sérieusement la démonstration. Un comptable vaut son tarif avant de structurer ce genre de montage. Voir notre guide fiscal.
Une marge de crédit sur portefeuille suppose un portefeuille non enregistré déjà constitué. Pour commencer, le code LOIO3A donne 25 $ de bonus plus 10 $ par virement Interac après le formulaire de demande, soit 35 $ au total.
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